Les marchés, en 5 minutes.

Chaque semaine, ou lorsque l’actualité (brûlante) le justifie, nous vous livrons une brève analyse des grandes tendances de marché. Une sorte de petit briefing de l’épargnant.

Briefing du

24 mars 2024

La semaine passée

  • L'Allemagne dépensera 1 € trilliard. Le chancelier élu Merz a fait approuver un plan d'investissement gigantesque, qui comprend une hausse significative des dépenses militaires, ainsi que des investissements massifs en infrastructure (500€ milliards). Il relancera sans doute l'économie allemande, actuellement à la traîne. En 2025, le DAX, l'indice boursier allemand, est en hausse de 15%.
  • Trump down, Europe up. Le sondage mensuel de Bank of America auprès d'une centaine de gestionnaires est clair : en un mois, les professionnels de l'investissement sont (en moyenne) passés d'une position sur-pondérée de 17% sur les actions américaines à une exposition sous-pondéré de 23%. L'amplitude du mouvement (40%) est un record.
  • Le S&P enfin dans le vert. Après 4 semaines consécutives de baisse, le S&P500 finit en hausse de 0,5% et cela malgré des annonces préoccupantes de plusieurs mastodontes. Le logisticien FedEx et Nike réduisent leurs anticipations de ventes, blâmant la guerre commerciale et un consommateur américain moins confiant. Leurs actions baissent de 6,5% et 5,5% respectivement.
  • La livre turque dévisse. Le président Erdogan a fait emprisonner le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, un de ses opposants. En réaction, de nombreux investisseurs ont fui la bourse turque, et transféré leurs liquidités ailleurs, causant la chute de la livre turque (-11% vs le Dollar). La Banque Centrale a vendu plus de 11 $ Mdrs pour venir à sa défense.
  • Investir dans la défense. Le ministère de l'Économie annonce la création d'un fonds d'investissement dédié aux investissements dans les entreprises de la défense et de l'armement. Accessible dès 500 euros, l'État souhaite collecter 450M€ auprès des épargnants. Ce placement en unités de compte sera bloqué pendant 5 ans et visera un rendement attractif, en rapport avec la durée et le niveau de risque associé au placement.
  • Le salaire des PDG. De nombreuses grandes entreprises, comme la banque UBS, la compagnie pétrolière BP ou encore la chaîne de cafés Starbucks ont réduit ou éliminé les objectifs en matière d'environnement et d'équité sociale (ESG) parmi les critères sur lesquels leurs Conseils de Surveillance déterminent la rémunération du PDG. La tendance est particulièrement prononcée aux États-Unis.
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C'est noté. À très bientôt !
Hmm, quelque chose coince. L'adresse peut-être ?